Ironman Afrique du Sud 2026 : Le braquage de Nicolas
Le soleil de Port Elizabeth n’est pas celui de la Côte d’Azur. Quand le Team Argon 18 France s’aligne sur l’Ironman South Africa, il sait que le vent et l’océan Indien ne feront pas de cadeaux. Pour Nicolas Rigaux, l’enjeu dépassait la simple ligne d’arrivée : il s’agissait de valider son ticket pour la cour des grands, là où la data flirte avec les critères professionnels de la FFTRI. Entre une mécanique capricieuse et un finish à s’en arracher les poumons, le chantier a été total.
L’Afrique du Sud ne pardonne rien, mais elle sait récompenser les audacieux. À Port Elizabeth, le Team Argon 18 France a vu l’un de ses Argonautes réaliser une partition de haut vol sur ce parcours exigeant. Entre gestion millimétrée de la data et résilience face aux caprices mécaniques, le récit de cette journée restera celui d’une accession au niveau supérieur.
Le Récit de la course
Natation : Au contact de l’élite
Le départ en rolling start a immédiatement placé l’athlète dans une dynamique de performance. Avec la ferme volonté de perdre le moins de temps possible sur les professionnels partis dix minutes plus tôt, l’Argonaute a produit un effort solide. En sortant de l’eau en 52min, il signe un temps identique au cinquième athlète PRO, posant ainsi les bases d’une journée historique.
Vélo : L’adaptation comme maître-mot
Sur les 180 km de cyclisme, la stratégie était claire : respecter scrupuleusement le plan de marche. Durant le premier tour, tout est fluide, les watts NP sont conformes aux attentes. Mais le triathlon XXL réserve parfois un “joli chantier” imprévu : au 105ème kilomètre, une panne de pile de dérailleur fige sa transmission.
“Je m’arrête près de 5 fois pour changer les vitesses à la main”,
explique-t-il. Pour ne plus perdre de temps, il finit par manipuler le bouton directement sur le dérailleur en roulant, pied droit déclipsé. Malgré ce problème technique qui lui coûte environ 4 minutes, la rigidité de son Argon 18 et sa position aéro lui permettent de rester dans le match.
Course à pied : Un finish à l’arraché
Entamer un marathon après une telle frustration mécanique demande des ressources profondes. Dès les premières foulées, les jambes répondent présent et l’allure se stabilise à 4’00/km. Seul face à la route, l’Argonaute entame une remontée méthodique. À 2 km de l’arrivée, l’étau se resserre pour valider les critères professionnels de la FFTRI.
“Un finish à bloc et c’est la délivrance !”
: il franchit la ligne avec seulement 58 secondes d’avance sur le temps requis.
Bilan et Résultats
Nicolas Rigaux : 08:19:01 – 15ème Overall (PRO compris) – 1er AG 25-29 – Une performance majeure qui valide les critères professionnels FFTRI et décroche le précieux slot pour Kona.
Aloha
En s’imposant comme le meilleur athlète amateur (Scratch AG) de la compétition, l’Argonaute prouve que même face aux imprévus, “on ne triche pas” avec la préparation. Le prochain grand rendez-vous est pris : en octobre prochain, le Team Argon 18 France sera au départ du mythique championnat du monde à Kona, Hawaii.
Bises, à très vite sur les réseaux !








