Avec plus de 12 podiums dont 5 victoires, Mathieu Paolillo est la valeur sûre du team et un des meilleurs amateurs français.
Maître nageur la journée et adepte du triple effort, il nous livre un petit retour sur saison.

Interview réalisé par Fabien Besançon

 

Quels ont été les moments forts de la saison passée ?
Forcément le moment le plus fort a été la participation à Hawaii qui est la course que j’attendais depuis quelques années.
Quelques victoires sur des formats M où je me suis fait plaisir.

Hawaii était une course que tu attendais depuis plusieurs années. Tu avais déjà participé à cette course ?
J’avais fait 2013 et 2014. En 2014, ça avait été difficile. J’avais terminé sous la tente médicale, déshydraté après beaucoup de souffrances sur le marathon. J’avais vraiment envie de prendre ma revanche.
En 2015 je m’étais fait renversé, et j’avais loupé ma qualif’ pour 2016.
J’ai finalement eu ma qualif fin 2016.

2017 l’année de la revanche ?
J’ai fait une course qui me convient, avec beaucoup de plaisir. Je suis un peu perfectionniste, alors c’est loin d’être une grosse performance, mais dans le déroulement de la course je suis satisfait de moi.

C’est une course qui reste difficile avec un gros niveau puisque ce sont les championnats du monde. Les conditions météo sont déjà très difficiles, c’est déjà difficile de faire une grosse perf, mais même avec une grosse performance personnelle, on reste toujours loin des meilleurs !

 

Tu parlais de quelques victoires sur format M. Tu as fait beaucoup de courses l’année dernière, non ?
J’ai toujours été comme ça. J’ai toujours énormément couru. Je n’arrive pas à me restreindre en me disant que ça interfère avec mon programme d’entraînement. J’ai toujours fonctionné comme ça et je n’ai pas l’impression que ça me pénalise. Après c’est vrai que cette fin de saison j’ai beaucoup enchaîné et j’aurais peut-être pu arriver plus frais à Hawaii.
Mais ça a toujours été un plaisir et le goût de la compétition est plus fort que le goût de l’entraînement. En plus ça me permet d’évaluer régulièrement mon état de forme.
Tu es donc triathlète amateur. Ce qui veut dire que comme tout le monde tu as ta vie familiale à concilier avec ta vie sportive, mais tu as aussi ta vie professionnelle à gérer. Comment ça se passe avec l’arrivée de ta fille ?
J’ai la chance d’avoir une femme qui m’a toujours connu sportif et qui est également sportive. Donc elle comprend. L’aménagement principal c’est que je me suis mis à 80 %. Mon jour de repos c’est le mercredi et je profite des siestes de la petite pour faire du home-trainer. J’ai intégré beaucoup de séances de home-trainer à mon entraînement, alors que je faisais beaucoup plus de sorties à l’extérieur avant. C’est de l’optimisation du temps.

Tu fais partie du Team Argon 18 France, quels avantages ça a pour ta pratique sportive justement ?
J’entame ma 3ème saison au sein du team. J’ai toujours trouvé que c’était un vecteur de convivialité. Et il y a une émulation positive qui te tire vers le haut. Quand tu vois les autres qui ont de bons résultats, on a envie de monter sur le podium pour faire honneur et montrer qu’on a sa place.
Et ça a cette fonction sociale de nous retrouver quand c’est possible, sur certaines courses ou lors de rassemblements organisés par le team. On en profite toujours pour passer du temps ensemble. Et on rencontre des personnes qu’on n’aurait jamais rencontrées autrement.
Quant à l’aspect matériel, ce n’est pas négligeable non plus. Avoir du beau matériel, de bonne qualité, et renouvelé régulièrement, sans faire un trou dans le budget personnel c’est que du bonus dans un sport où les engagements aux courses sont très chers, où il faut parfois se déplacer à l’autre bout du monde.

Tu parles de rassemblement, de courses où les membres sont tous présents. C’était où la saison passée ?
C’était à Aix, pour le 70.3. C’est rare qu’on se retrouve tous. On fait au moins 2 weekends tous ensemble dans l’année, un en Janvier puis sur une course. C’est le moment de faire connaissance avec les nouveaux.

Un souvenir particulier de ce rassemblement à Aix l’année dernière ?
Un bon souvenir qui m’a d’ailleurs beaucoup surpris c’est que je termine devant tout le monde ! Je ne pensais pas. On est sortis de l’eau quasiment ensemble et on a fait le vélo en restant quasiment tous ensemble. On a fait une course d’équipe malgré nous !