Par Laurie Canac

Combien de fois as-tu participé à l’IM de Kona ?
Ce sera ma troisième participation après 2013, 2015, et là 2017. Bref, un an sur deux !

Tu as fini en combien de temps les dernières fois ou tu as participé ?
en 2013 je me classe 230 en 9h28 et en 2015 239ieme en 9h51. Deux résultats très proches même si les chronos étaient bien différents, la chaleur de 2015 explique beaucoup de choses.

 

« La motivation est là, c’est déjà ça! »

 

Et cette année, quel est ton objectif pour cette course ?
L’objectif initial était de se rapprocher d’un top 100, mais à un mois de l’objectif, avec quelques pépins de santé, cela semble compliqué. J’ai un tendon d’achille qui m’embête depuis Mars, et une vieille blessure à l’épaule qui s’est réveillé et qui m’a empêché de nager durant l’été. La motivation est là, c’est déjà ça !

Ou t’es-tu qualifié ?
L’an passé, je démarre mal la saison, main cassée, et du coup, je suis allé chercher une qualif au Mexique, en novembre 2016, à Cozumel.
Tu as eu une qualification fin 2016, pour Kona 2017…

Est-ce que tu considères que c’est un avantage pour préparer cet Ironman ?

Indéniablement, c’est nettement moins stressant, cela permet de planifier le voyage, d’embarquer la famille par exemple mais aussi d’envisager la planification de l’ensemble de la saison, et de prendre du plaisir.
Les autres années, c’était “gros bloc d’entrainement” / Ironman / re-gros bloc d’entrainement / Kona.
La, j’ai beaucoup couru, 6 half ironman, 2 sprints par équipe, une charge d’entrainement mieux gérée, mais surtout beaucoup de plaisir. Mais désormais, à l’approche de l’objectif, la pression commence à monter.

Et justement, on t’a vu sur quelques podiums.
Il faut dire que le changement de catégorie a bien aidé pour monté sur les podiums vétérans (rire), mais sur les courses à Label Ironman, finalement ce changement de catégorie n’aurait rien changé à mes classements. Jusqu’à présent, tout s’est bien déroulé, des podiums dans ma catégorie sur quasiment toutes les courses et des top 10 sur les courses régionales. Je ne vais pas me plaindre !

 

« Home Trainer dans ma salle de bain avec le chauffage »

 

As-tu un entraînement spécifique pour l’Ironman d’Hawaï ?
Je travaille depuis presque un an avec Pierre Massoneau. Du coup, il m’a conçu un plan sur l’année pour développer la force à vélo, pour mieux courir. Pas de grosses séances, mais
beaucoup de qualité.
A deux mois de l’objectif, nous avons allongé les durées, et comme dit Pierre, je vais utiliser les cartouches psychologiques et familiales. Lorsqu’on est groupe d’âge, avec un travail, une famille, pas possible de s’envoyer toute l’année des semaines de 20 heures.

Et avec l’expérience, que fais tu comme préparation spécifique pour le fameux climat Chaud et Humide?

L’acclimatation à la chaleur est effectivement très importante. Lorsque j’ai préparé Cozumel, j’ai fait quelques séances de Home Trainer dans ma salle de bain avec le chauffage à fond. A priori cela m’a plutôt réussi, donc je crois que pour Hawaii, on va repartir sur ce type de protocole.

Tu prévois un temps d’acclimatation de combien de temps sur place ?
J’arrive 6 jours avant la course, ce n’est pas suffisant pour vraiment s’acclimater, idéalement, il faudrait avoir 3 semaines, mais c’est pas faisable pour les amateurs que nous sommes. Du coup, je mise tout sur le protocole Home Trainer / Chauffage.
Tu pars en famille, entre amis, avec le Team ? Comment comptes-tu gérer les soirées, la fatigue et les entraînements sur place ?
En 2015, nous étions 5 athlètes à partager le même squat la semaine d’avant course. Des super souvenir de cette garçonnière ! Et ma compagne m’avait rejoint juste avant la course.
Cette année, ce sera différent, je vais partager ces moments avec mes parents et ma fille, donc ambiance familiale. J’ai vraiment hate de leur faire partager ce lieux magique, depuis qu’elle a 5 ans ma fille me parle des volcans, des tortues …  Mais je vais resté concentré sur la course toute la première semaine, je profiterai un peu plus les jours d’après courses.

Kona est une des courses les plus difficiles du circuit Ironman et pourtant on se bat tous, chaque année pour y aller … Pourquoi ?
Faut y aller au moins une fois pour comprendre. C’est LA COURSE, l’ile qui a vu naître le triathlon, la Mecque. Il y règne une ambiance unique, ça nage, ça court, ça roule du soir au matin, le climat, les paysages sont fantastiques. Même s’il faut beaucoup de sacrifice pour y aller, lorsque c’est terminé, on ne pense qu’à une seule chose … y retourner !

 

Je vais te poser des questions et il faudra répondre en une phrase :

Ton plus beau souvenir à Kona ? y’en a plein ! Arrivée 2013 main dans la main avec Stephane Bernard , shooting photo avec T Sourbier, nage avec les dauphins, levée de soleil au Mona Kea …
Ton pire souvenir à Kona ? Sans hésitation : la compote goût Pizza prise au 10ieme km en 2015
Qu’est-ce qui est le plus dure sur cette course ? La chaleur, mes pieds avec littéralement cuits.
Une anecdote ? En 2015, le lundi après la course, on part avec les copains en Canoë se promener dans la baie … les pieds en sang à cause du marathon. D’un coup, 50 dauphins surgissent des eaux. On craque, on se jette à l’eau, ça pique, mais c’est unique ! #inoubliable #sensationdecivil
Qu’est-ce qui fait la magie de cette course ? Les paysages
Ton petit plus avant la course ? L’expérience
Ton porte bonheur pour cette course ? mon bike !

 

Après Hawaï, quel sera ton prochain objectif ?
Les mondiaux 70.3 2018 en Afrique du Sud ! un super projet que je vais vivre en couple puisque ma compagne s’est qualifié en meme temps que moi à Vichy !!

 

EN SAVOIR PLUS :

Voir la fiche athlète de Xavier

 

Photo : 70.3 Vichy, (2nd M40) et qualification en couple pour les mondiaux 2018.

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