Au cœur d’un nouveau souffle ! La page Facebook créée par Jonathan Drutel. A 34 ans Jonathan nous fait le bilan de son existence, de sa vie, de ses combats contre la maladie, la mucoviscidose. Un perpétuel combat pour vivre, survivre et vaincre la fatalité. Jonathan nous décris son enfance, son adolescence, le jeune adulte confronté à l’immédiat de la mort. Mais la vie est plus forte.

Avec sa volonté, il va lutter, retrouver son souffle, ce souffle vital à tout être humain que cette maladie génétique réduit jusqu’à le rendre inopérant avec l’inévitable issue fatale. Le verdict des médecins est inexorable, Jonathan le refuse, poursuivant ses études, puis ce sont les protocoles de greffe. Deux fois il va être greffé, un premier échec, puis enfin une victoire, sa victoire.

Jonathan va plus loin. Il est témoin de ce mal, il l’a vécu, veut faire partager son expérience, son combat, d’où ce livre. Puis il faut aussi faire prendre conscience au public de cette maladie. Alors un autre défi, il veut montrer qu’après la greffe cœur poumons, la vie reprend, elle est belle.

Un double message ici : la greffe est un espoir et le don d’organes permet de sauver des vies. La vie reprend ? Non elle continue, aussi Jonathan se lance des défis sportifs dont le triathlon de Nice, cet Ironman dont importe seulement d’y participer, de finir, sa façon à lui de gagner.

Un livre poignant, mais surtout une leçon de courage à ceux qui renoncent. Tant il y a la vie, il y a l’espoir. Jonathan Drutel est l’espoir incarné.

par Thierry Jan

source : http://www.nice-premium.com/cultures-spectacles,1/livres,36/cafe-litteraire-ironman-de-jonathan-drutel-et-laura-sahin,25420.html

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« Il y aura forcément un avant et un après Ironman. Ce 4 juin 2018, il n’est que 06h30 du matin quand la brise caresse mon visage apeuré. Cela fait huit mois que j’entraîne ma tête et mon corps à affronter cette journée. Elle sera dure, elle sera longue. Je me tiens là, pieds nus sur le tapis mouillé, déjà piétiné par des centaines d’athlètes avant moi. Je fais partie du dernier groupe à pénétrer dans l’eau. En 34 ans d’existence, j’ai rarement été aussi inquiet : je suis partagé par la peur d’être incapable de finir ce challenge et le sentiment de vouloir aller au bout, quoiqu’il arrive. C’est ma course. L’Iron man de Nice ne se finira pas sans moi ».

Extrait du chapitre « le premier jour du reste de ma vie

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Retrouver l’interview sur CNEWS avec Morandini : VIDEO